Scénariser une formation en ligne, plein de choses à penser

Ce n’est plus un secret : pour capter l’attention, la formation doit être vivante et intéressante. Il faut garder l’apprenant actif et l’aider à faire des liens avec ce qu’il connaît déjà. Mais attention! L’intérêt découle moins des artifices qui animent les textes que d’une histoire accrocheuse, structurée et rédigée de manière claire et concise. Scénariser une formation qui accroche sa clientèle comporte plusieurs paramètres :

La durée

Plus la capsule d’auto-apprentissage est courte, plus elle capte l’attention. On dit souvent que la capacité d’attention d’un étudiant est d’environ de 10 à 15 minutes. C’est pourquoi nous préconisons des capsules approchant cette durée. De plus, terminer une unité d’apprentissage crée un sentiment d’accomplissement et c’est motivant!

Le texte

Contenir un expert dans la quantité de contenu à présenter n’est pas chose facile. En fait pour un expert passionné, et nous le comprenons, tout semble intéressant! Prioriser le contenu est essentiel. Le design pédagogique met l’emphase sur les contenus à prioriser en fonction des objectifs d’apprentissage, des messages clés et des erreurs courantes que la formation veut corriger. Ce plan détaillé permet aussi d’éviter la répétition, de planifier un déroulement structuré et facilitateur pour l’apprenant : c’est la base d’un projet de formation efficace.

Une histoire accrocheuse positionne des personnages auxquels on s’attache, un rythme parfait, une intrigue et un dénouement porteurs de sens pour l’apprentissage.

Selon nous, les principes de rédaction les plus importants lors de la scénarisation d’un projet de formation en ligne sont :

  • la phrase courte et la voix active;
  • l’exemple concret inspiré du contexte;
  • le texte narratif utilisé avec modération;
  • l’image plutôt que le texte (lorsque c’est possible);
  • la clarté et la concision;
  • la vulgarisation bien sûr!

Les médias

Les médias visuels tels que l’image, la photo et l’animation doivent être choisis avec soin. Nous préconisons un écran épuré qui mise sur le contenu plutôt qu’une pointe de pizza sur laquelle il est difficile de distinguer le pepperoni.

Les médias audio tels que la narration, la musique et l’effet sonore doivent servir à l’ambiance et à expliquer des notions. Retenons que la narration impose un rythme à l’apprenant et que le son doit être prévisible pour ne pas le faire sursauter!

Scénariser avec interactivité

La découverte de contenu, le quiz et l’embranchement sont quelques stratégies permettant d’impliquer l’apprenant et de le garder actif. La modération a, encore ici, bien meilleur goût! N’oublions pas qu’un lecteur interagit déjà avec le texte. Une rédaction dynamique invite l’apprenant à réfléchir, à se questionner, à faire des liens avec son contexte, etc. Nous préférons qu’il soit actif au niveau cérébral plutôt qu’au niveau de l’utilisation de sa souris…

Le scénario (ou storyboard) doit considérer bien plus de paramètres que ceux présentés brièvement puisqu’il est aussi :

  • un outil de travail sur le contenu et les médias;
  • un outil de communication entre scénariste, expert et intégrateur;
  • un moyen de respecter le budget puisqu’il influence directement la production des médias, le temps d’intégration, la révision linguistique, la traduction, etc.

Bien sûr, scénariser n’est qu’une portion du travail! Pour savoir dans quel contexte s’inscrit la scénarisation e-learning, consultez aussi notre démarche complète.

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