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Jeux sérieux et simulations en formation : apprendre en prenant des décisions 

Que feriez-vous si vous pouviez placer un apprenant devant une situation complexe de son travail, lui permettre de prendre une décision, d’en observer les conséquences… puis de recommencer sans aucun risque réel?

Que feriez-vous si vous pouviez placer un apprenant devant une situation complexe de son travail, lui permettre de prendre une décision, d’en observer les conséquences… puis de recommencer sans aucun risque réel? 

C’est précisément ce que permettent les jeux sérieux et les simulations en formation. 

Bien conçus, ils ne servent pas simplement à rendre une formation plus amusante ou interactive. Ils créent un environnement dans lequel l’apprenant peut expérimenter, décider, se tromper, recevoir de la rétroaction et ajuster sa façon d’agir. 

Et lorsque l’objectif est de développer une compétence qui nécessite du jugement ou de la prise de décision, cette possibilité devient particulièrement intéressante. 

Jeu sérieux, simulation et ludification : quelle différence? 

Ces termes sont parfois utilisés comme synonymes, mais ils désignent des approches différentes. 

La ludification (gamification) consiste à intégrer certains mécanismes associés au jeu — progression, défis, points, badges ou niveaux — dans une expérience d’apprentissage. 

La simulation, quant à elle, reproduit une situation, une tâche ou un environnement professionnel afin de permettre à l’apprenant de s’exercer dans un contexte contrôlé. 

Enfin, le jeu sérieux (serious game) utilise les mécanismes du jeu dans une expérience conçue avant tout pour atteindre un objectif d’apprentissage. 

Dans tous les cas, la question essentielle demeure la même : 

Qu’est-ce que l’apprenant doit apprendre à faire? 

Le jeu n’est pas l’objectif. Il est un moyen de créer certaines conditions favorables à l’apprentissage. 

Pourquoi utiliser une simulation ou un jeu sérieux en formation? 

1. Pour rapprocher la formation de la réalité 

Plus une activité ressemble aux situations dans lesquelles la compétence devra être utilisée, plus il devient possible de faire pratiquer l’apprenant dans un contexte significatif. 

Une simulation peut reproduire une conversation avec un employé, une intervention auprès d’un client, une situation à risque, une décision de gestion ou encore l’utilisation d’un équipement. 

L’apprenant ne se contente plus de lire ce qu’il devrait faire. 

Il doit décider ce qu’il ferait. 

2. Pour permettre de pratiquer sans subir les conséquences réelles 

Certaines situations sont difficiles, coûteuses ou risquées à reproduire dans le monde réel. 

On ne souhaite évidemment pas provoquer une urgence, un conflit avec un client ou un incident de sécurité uniquement pour permettre à quelqu’un de s’exercer. 

La simulation crée un espace sécuritaire où l’apprenant peut expérimenter différentes stratégies et même se tromper. 

L’erreur devient alors une occasion d’apprentissage plutôt qu’une situation à éviter à tout prix. 

3. Pour rendre visibles les conséquences d’une décision 

Dans la réalité professionnelle, les conséquences d’une décision ne sont pas toujours immédiates. 

Un jeu sérieux ou un scénario à embranchements peut rendre ces liens plus visibles. 

L’apprenant choisit une intervention et découvre comment un personnage réagit. Il prend une décision de gestion et observe ses répercussions. Il néglige un indice important et constate comment la situation évolue. 

Cette mécanique permet de créer un lien entre : 

la situation → la décision → la conséquence → la rétroaction. 

L’apprenant peut ainsi mieux comprendre non seulement ce qu’il devrait faire, mais également pourquoi. 

4. Pour développer le jugement plutôt que la mémorisation 

Certaines compétences professionnelles ne reposent pas sur une seule bonne réponse. 

Elles exigent d’analyser une situation, de reconnaître certains indices, de considérer plusieurs variables et d’exercer son jugement. 

Dans ce contexte, une question à choix multiples qui vérifie uniquement la mémorisation d’une règle atteint rapidement ses limites. 

Une simulation peut plutôt présenter une situation ambiguë et demander à l’apprenant de prendre position : 

« Que feriez-vous maintenant? » 

La rétroaction peut ensuite l’amener à réfléchir aux éléments qu’il a considérés — ou négligés — dans son raisonnement. 

Le jeu devient alors un moyen de développer la capacité à décider, et non simplement la capacité à reconnaître la bonne réponse. 

5. Pour favoriser la pratique réflexive 

Les simulations se prêtent particulièrement bien à la pratique réflexive. 

On peut demander à l’apprenant de prendre une première décision à partir de ses connaissances et de son expérience, puis lui apporter de nouvelles informations avant de le replacer devant la situation. 

Ferait-il toujours le même choix? Pourquoi? 

Ce retour sur son propre raisonnement lui permet de prendre conscience de ses réflexes, de confronter ses perceptions et de faire évoluer sa façon d’intervenir. 

La simulation devient ainsi un laboratoire où l’apprenant peut observer sa propre manière de penser et d’agir. 

6. Pour permettre d’essayer… et de recommencer 

Dans une formation traditionnelle, l’erreur est parfois vécue comme un échec. 

Dans un jeu ou une simulation, elle peut devenir une partie normale du processus. 

L’apprenant peut essayer une stratégie, constater qu’elle ne produit pas le résultat attendu, comprendre pourquoi et tenter une autre approche. 

Cette boucle est particulièrement puissante : 

essayer → observer → comprendre → ajuster → recommencer. 

L’objectif n’est donc pas de réussir du premier coup, mais de permettre à l’apprenant de progresser jusqu’à ce qu’il soit mieux préparé à agir dans la réalité. 

Un exemple : apprendre à intervenir dans une situation délicate 

Imaginons une formation destinée à des gestionnaires. 

Un employé arrive fréquemment en retard depuis quelques semaines et son comportement a changé. Le gestionnaire doit intervenir. 

Dans une formation essentiellement informative, on pourrait présenter les cinq étapes d’une conversation efficace, puis demander à l’apprenant de répondre à un quiz. 

Dans une simulation, on pourrait plutôt lui présenter l’employé et lui demander : 

Comment amorcez-vous la conversation? 

Son choix influence la réaction de l’employé. De nouvelles informations apparaissent. L’apprenant doit ajuster son intervention. Certaines approches ouvrent le dialogue; d’autres rendent la conversation plus difficile. 

À chaque étape, une rétroaction lui permet de comprendre les effets possibles de ses décisions. 

La théorie peut ensuite être introduite au moment où elle devient utile pour comprendre la situation. 

L’apprenant ne reçoit plus simplement une méthode : il expérimente pourquoi et comment l’utiliser. 

Faut-il transformer toutes les formations en jeux? 

Non. 

Ajouter des points, des personnages ou des scénarios ne rend pas automatiquement une formation plus efficace. 

Si l’objectif consiste simplement à retrouver rapidement une information, une ressource claire ou une aide à la tâche sera probablement plus pertinente qu’un jeu complexe. 

À l’inverse, lorsqu’il faut apprendre à prendre une décision, résoudre un problème, exercer son jugement ou intervenir dans une situation difficile, la simulation peut devenir un puissant outil pédagogique. 

La question n’est donc pas : 

« Comment pouvons-nous ajouter un jeu à cette formation? » 

Mais plutôt : 

« Quelle expérience permettra à l’apprenant de développer la compétence recherchée? » 

Si le jeu ou la simulation est la meilleure réponse, alors il devient pertinent. 

La pédagogie avant la mécanique de jeu 

Chez Le‑Cours, nous concevons des jeux sérieux, des simulations et des scénarios immersifs à partir des situations que les apprenants rencontrent réellement. 

Nous commençons par identifier les compétences à développer, les décisions importantes, les erreurs fréquentes et les conséquences possibles. 

Ce n’est qu’ensuite que nous déterminons la mécanique, le niveau d’immersion et les médias nécessaires pour créer l’expérience. 

Parce qu’un jeu pédagogique réussi ne se mesure pas au nombre de points accumulés ou de badges obtenus. 

Il se mesure à ce que l’apprenant devient capable de mieux analyser, décider et faire. 

La pédagogie guide les médias. Toujours. 

Vous souhaitez faire pratiquer vos apprenants plutôt que simplement leur transmettre de l’information? 

Parlez-nous des situations, des décisions et des défis qu’ils rencontrent. Nous pouvons les transformer en expériences d’apprentissage immersives et directement liées à leur réalité. 

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